Euro 2030 : l'énorme déception bruxelloise
Infrastructure, engouement, tradition : l'Association européenne a choisi la sécurité finlandaise aux dépens de la symbolique belge.
- Publié le 23-10-2026 à 14h14

L'athlétisme ne sera pas des festivités sportives du bicentenaire de la Belgique. Contrairement au cyclisme avec le Mondial et le départ du Tour de France féminin, à Bruxelles, et au cyclo-cross avec le Mondial, à Namur, le sport olympique n° 1 n'élira pas domicile à Bruxelles, en 2030, pour son Euro. Ainsi en a décidé le Conseil de l'Association européenne d'Athlétisme (AEA) qui en a confié l'organisation à Helsinki.
La capitale belge a donc perdu son bras de fer avec son homologue finlandaise au terme d'un vote qui a "surpris et terriblement déçu" (sic) l'ensemble de notre délégation qui était emmenée par Kim Gevaert, directrice du Mémorial Van Damme.
Trois villes figuraient sur la ligne de départ en déposant un dossier de candidature : Bruxelles, Helsinki et Zurich. Cette dernière s'étant désistée, elles n'étaient plus que deux à départager ce jeudi, à Lausanne, par European Athletics. Et la Fédération européenne a donc choisi Helsinki qui a pourtant déjà été l'hôte de cet Euro à trois reprises (1971, 1994, 2012) alors que Bruxelles n'a accueilli qu'une édition, en 1950.
Porté par la Ville de Bruxelles, Belgian Athletics et la société partenaire Golazo, mais bénéficiant également du soutien de la Région et du Fédéral, le projet belge présentait un "beau dossier bien ficelé", selon les représentants de Golazo, Bob Verbeeck en tête.
Comment Helsinki a-t-elle été préférée à Bruxelles ? Pour répondre à cette question, nos représentants n'ont reçu aucune explication. Pour essayer de comprendre, il faut donc lire les réactions des principaux protagonistes, à commencer par le président de l'AEA, le Bulgare Dobromir Karamarinov. "Rénové en 2020, le stade olympique d'Helsinki est l'un des stades d'athlétisme les plus chargés d'histoire."
"La ville d'Helsinki est cool, dans tous les sens du terme."
Le CEO d'European Athletics, le Suisse Christian Milz, ajoute : "Les fans finlandais d'athlétisme comptent parmi les plus fervents et les plus connaisseurs. Les audiences télévisées, très élevées, lors des championnats d'Europe organisés en Finlande, témoignent de la résonance profonde de notre sport là-bas."
Infrastructure, engouement, tradition et… sécurité. Le député-maire d'Helsinki, Paavo Arhinmaki, achève : "La ville est cool, dans tous les sens du terme. La facilité des déplacements, à pied ou en transports, et la sécurité sont autant d'atouts pour une ville hôte idéale, tant pour les athlètes que pour le public."
Enfin, sur le plan sportif, la Finlande a décroché trois médailles, dont deux titres, à l'Euro en août, à Birmingham, avec Silja Kosonen au marteau, Alisa Vainio sur marathon et Wilma Heltela à la perche alors qu'en Belgique, on a surtout parlé de l'absence de Nafi Thiam.