Les propositions pour mettre fin à la guerre en Ukraine "ne comportent pas grand-chose", déplore Moscou
Le Kremlin a estimé mercredi que les propositions pour mettre fin à la guerre en Ukraine formulées par Kiev et les Européens la veille à Oslo et transmises à Vladimir Poutine par l'émissaire américain Steve Witkoff "ne comportent pas grand-chose".

- Publié le 21-10-2026 à 16h10
- Mis à jour le 21-10-2026 à 16h17
M. Witkoff s'est entretenu pendant près de trois heures mercredi à Saint-Pétersbourg avec M. Poutine lors d'une rencontre "détaillée et franche", a déclaré aux journalistes, dont ceux de l'AFP, le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.
"Steve Witkoff a informé Vladimir Poutine de la teneur des négociations qui se sont tenues à Oslo (...), et a souligné certains nouveaux éléments dans les approches des Européens et de Kiev, même si celles-ci ne comportaient pas grand-chose", a-t-il indiqué.
M. Poutine a malgré tout informé l'émissaire américain que la Russie était "en principe prête à reprendre les négociations vers le 10 novembre" entre Moscou, Kiev et Washington.
Selon M. Ouchakov, ces pourparlers doivent porter sur "la mise en place d'un dispositif de sécurité (...) après la fin du conflit".
Des négociations directes entre Russes, Ukrainiens et Américains avaient eu lieu en 2025 sans grand résultat, Kiev et Moscou campant sur leurs positions. Elles sont au point mort depuis le début de l'année.
Le conseiller du Kremlin a également évoqué une possible réunion entre Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping en Chine, en marge du sommet de l'APEC en novembre à Shenzhen.
"Cette idée n'est rejetée (...) ni par Moscou, ni par Washington, ni par Pékin. Nos amis chinois, hôtes du sommet de l'APEC, s'occupent de sa préparation", a déclaré M. Ouchakov.
Il s'agirait de la première rencontre trilatérale dédiée entre les dirigeants des trois plus grandes puissances mondiales.
Parallèlement, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré lors d'une interview sur Fox News mercredi qu'il fallait geler le front, comme premier pas dans des discussions pour mettre fin à la guerre.
